Faites votre pain... mais pas comme moi !
Pourquoi (mais pourquoi) le pain et moi ça ne marche pas ? Snifff...
Thèmes cliquables : pain - Supertoinette
Vous y voyez quoi, vous ? Un fantasme d'autosubsistance ou un acte de partage ? Un processus culinaire de base ou une affirmation d'identité ? Ma foi, dire où est le plaisir et où est la nécessité là-dedans... on n'a sûrement pas fini d'en débattre mais le résultat est là : faire son pain (cliquer, c'est un lien) n'est pas un acte de survie banal.
Alors comme ça, le Français est célèbre dans le monde entier pour sa baguette ? (un petit lien aussi, mais pas sur la baguette : sur le pain de campagne). Bravo, j'applaudis ! Faut dire que c'est mérité en plus, sans être chauvin.
Seul petit bug : s'il n'y avait que mon pain pour défendre notre bannière, on serait mal barrés.
Faire du pain est pour moi un désir qui remonte à loin. Après des essais absolument pitoyables, j'ai même fini par m'acheter une machine à pain, un jour. Mais je ne l'ai plus, ça ne me plaisait pas à cause de la forme carrée standardisée. Ca ne ratait pas, certes, c'était même miraculeux ! Mais ça n'avait rien de magique. Caprices de la levure, mauvaise farine, peu importait : la machine me livrait un produit cubique contenant de la mie et des bulles d'air. Elle remplissait parfaitement son contrat et je ne saurais donc la condamner. Mais franchement, comment m'en contenter ? L'aléas, l'échec et la diversité des formes ne sont-ils pas le piment de l'expérimentation ?
Aussi, j'ai repris mes tentatives, mais cette fois sous un angle strictement artisanal. Bien plus enthousiasmant !
Dès le premier pain, j'ai obtenu un résultat (horrible) : de la caillasse, ni plus ni moins, à peine pensable d'y croquer sans se casser une dent.
C'est alors que j'ai eu la chance de recevoir une leçon détaillée d'une très fameuse boulangère : Supertoinette en personne, qui m'a expliqué le tout de A à Z sur le chat de son site. (Hum, je réalise qu'elle va peut-être commencer à en avoir marre que je la cite, mais bon, hein, il faut bien rendre à César ce qui est à César, non ?) Supertoinette m'a donc expliqué diverses choses dont je vous livrerai la plus importante : il faut pétrir, pétrir et encore pétrir, sinon le pain est dur. Dix minutes au moins, selon elle. Et sans ménager ses muscles encore !
OK, j'ai pétri 15 minutes pour faire bonne mesure. Eh bien résultat : une croûte quand même plutôt... argnnn !... DURE, et surtout (vous pouvez le voir un peu sur la photo mais c'est bien pire en réalité), si on le coupe il part littéralement en c...... ! Même en faisant attention, le couteau envoie la croûte d'un côté, la mie à l'autre bout de la table, c'est un pain qui ne se tient pas, et puis la croûte est trop épaisse. Et la mie aussi d'ailleurs. C'est un problème de consistance, on dirait que rien n'est à sa place, les trucs qui devraient être fins sont épais, ceux qui devraient être aériens sont trop denses, la couleur est pfffff... que peut-on en dire... homogène, tiens. Voilà c'est ce qu'on peut en dire, homogène. Trop.
Ca va mieux quand il commence à rassir : il se "regroupe" un peu, il se tient mieux et on peut le couper (en le faisant griller ensuite, ça devient presque... formi-formi-formidable).
En effet, il y a tout de même une vraie satisfaction (unanimité des goûteurs sur ce point) : le goût.
Sans me vanter, c'était goûtu ! Parfait. Il faut dire que j'avais mis les moyens ;-) Je vous liste les ingrédients :
• 500 g de farine
• 100 g de son d'avoine (parce que j'en avais qui traînait là)
• 2 sachets de levure de boulanger sèche délayée dans 30 cl d'eau tiède
• pas mal de sel
• un peu de sucre
• 2 ou 3 CS d'huile d'olive au pif
• une poignée de pignons + une de cacahuètes + une de sésame, le tout grossièrement pilé (en tout je dirais 100-150 g).
... et avec la QSP d'eau tiède évidemment.
Voilà... En résumé on a beaucoup aimé le goût, mais plutôt moyen-moyen le reste : la croûte épaisse et super-croûteuse et le fait que ça parte en bazar.
Tiens, maintenant que j'y pense, c'est vrai que je n'ai pas eu le temps de faire lever plus d'une heure et quart (alors que la notice de la levure disait 2 heures) parce qu'il fallait enfourner d'urgence, vu que je ne m'y étais pas prise assez tôt. Ca pourrait être ça la raison ? Je remarque d'ailleurs qu'ils sont assez plats alors que j'ai mis plutôt un max de levure pour la quantité de farine.
Je vous souhaite à tous bonne chance pour vos propres essais, c'est quand même génial de faire son pain, je ne sais pas pourquoi mais c'est très particulier comme satisfaction ! Et cette puissante odeur de pain qui évoque le fournil au petit matin... mmmm sniffffff (et là, quand je fais snifffff sniffffff, ce n'est pas que je pleurniche ! ;-)).
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Re: Vous y voyez quoi, vous ? Un fantasme d'autosubsistance ou un acte de partage ? Un processus culinaire de base ou une affirmation d'identité ? Ma foi, dire où est le plaisir et où est la nécessité là-dedans... on n'a sûrement pas fini d'en débattre mais le résultat est là : faire son pain (cliquer, c'est un lien) n'est pas un acte de survie banal.
Alors comme ça, le Français est célèbre dans le monde entier pour sa baguette ? (un petit lien aussi, mais pas sur la baguette : sur le pain de campagne). Bravo, j'applaudis ! Faut dire que c'est mérité en plus, sans être chauvin.
Seul petit bug : s'il n'y avait que mon pain pour défendre notre bannière, on serait mal barrés.
Faire du pain est pour moi un désir qui remonte à loin. Après des essais absolument pitoyables, j'ai même fini par m'acheter une machine à pain, un jour. Mais je ne l'ai plus, ça ne me plaisait pas à cause de la forme carrée standardisée. Ca ne ratait pas, certes, c'était même miraculeux ! Mais ça n'avait rien de magique. Caprices de la levure, mauvaise farine, peu importait : la machine me livrait un produit cubique contenant de la mie et des bulles d'air. Elle remplissait parfaitement son contrat et je ne saurais donc la condamner. Mais franchement, comment m'en contenter ? L'aléas, l'échec et la diversité des formes ne sont-ils pas le piment de l'expérimentation ?
Aussi, j'ai repris mes tentatives, mais cette fois sous un angle strictement artisanal. Bien plus enthousiasmant !
Dès le premier pain, j'ai obtenu un résultat (horrible) : de la caillasse, ni plus ni moins, à peine pensable d'y croquer sans se casser une dent.
C'est alors que j'ai eu la chance de recevoir une leçon détaillée d'une très fameuse boulangère : Supertoinette en personne, qui m'a expliqué le tout de A à Z sur le chat de son site. (Hum, je réalise qu'elle va peut-être commencer à en avoir marre que je la cite, mais bon, hein, il faut bien rendre à César ce qui est à César, non ?) Supertoinette m'a donc expliqué diverses choses dont je vous livrerai la plus importante : il faut pétrir, pétrir et encore pétrir, sinon le pain est dur. Dix minutes au moins, selon elle. Et sans ménager ses muscles encore !
OK, j'ai pétri 15 minutes pour faire bonne mesure. Eh bien résultat : une croûte quand même plutôt... argnnn !... DURE, et surtout (vous pouvez le voir un peu sur la photo mais c'est bien pire en réalité), si on le coupe il part littéralement en c...... ! Même en faisant attention, le couteau envoie la croûte d'un côté, la mie à l'autre bout de la table, c'est un pain qui ne se tient pas, et puis la croûte est trop épaisse. Et la mie aussi d'ailleurs. C'est un problème de consistance, on dirait que rien n'est à sa place, les trucs qui devraient être fins sont épais, ceux qui devraient être aériens sont trop denses, la couleur est pfffff... que peut-on en dire... homogène, tiens. Voilà c'est ce qu'on peut en dire, homogène. Trop.
Ca va mieux quand il commence à rassir : il se "regroupe" un peu, il se tient mieux et on peut le couper (en le faisant griller ensuite, ça devient presque... formi-formi-formidable).
En effet, il y a tout de même une vraie satisfaction (unanimité des goûteurs sur ce point) : le goût.
Sans me vanter, c'était goûtu ! Parfait. Il faut dire que j'avais mis les moyens ;-) Je vous liste les ingrédients :
• 500 g de farine
• 100 g de son d'avoine (parce que j'en avais qui traînait là)
• 2 sachets de levure de boulanger sèche délayée dans 30 cl d'eau tiède
• pas mal de sel
• un peu de sucre
• 2 ou 3 CS d'huile d'olive au pif
• une poignée de pignons + une de cacahuètes + une de sésame, le tout grossièrement pilé (en tout je dirais 100-150 g).
... et avec la QSP d'eau tiède évidemment.
Voilà... En résumé on a beaucoup aimé le goût, mais plutôt moyen-moyen le reste : la croûte épaisse et super-croûteuse et le fait que ça parte en bazar.
Tiens, maintenant que j'y pense, c'est vrai que je n'ai pas eu le temps de faire lever plus d'une heure et quart (alors que la notice de la levure disait 2 heures) parce qu'il fallait enfourner d'urgence, vu que je ne m'y étais pas prise assez tôt. Ca pourrait être ça la raison ? Je remarque d'ailleurs qu'ils sont assez plats alors que j'ai mis plutôt un max de levure pour la quantité de farine.
Je vous souhaite à tous bonne chance pour vos propres essais, c'est quand même génial de faire son pain, je ne sais pas pourquoi mais c'est très particulier comme satisfaction ! Et cette puissante odeur de pain qui évoque le fournil au petit matin... mmmm sniffffff (et là, quand je fais snifffff sniffffff, ce n'est pas que je pleurniche ! ;-)).
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Par Miam-Miam
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| 06/11/2004 19:10
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par Miam-Miam, le Dimanche 7 Novembre 2004, 15:57
Je regrette un peu de ne pas avoir gardé la MAP pour le pétrissage... Ce serait génial de ne pas avoir à m'occuper de ça : juste récupérer une bonne pâte bien pétrie pour ensuite lui donner toutes les formes que je veux. Le rêve.
Tu peux le faire toi, eh eh bravo, c'est quand même super pratique !
Bisous Nath








Commentaires
1 -par Nath, le Dimanche 7 Novembre 2004, 14:14