Mon début d'après-midi "100 % ménagère"
Thème cliquable : HORS-CUISINE
Bonjour à tous !
Cette nuit j'ai très mal dormi. Depuis peu, j'ai recommencé la période noire : celle du boulot en retard, celle où je réalise que j'ai trop glandé et où je me mets à trembler en pleine nuit en me disant "mais je suis irresponsable, je suis foutue" tout cela pour bondir du lit à 4.heures du matin, la peur au ventre tellement j'ai peur de ne pas tenir les délais.
On ne se refait pas, j'ai la triste habitude de remettre au lendemain ce que je devrais (et pourrais) faire aujourd'hui. Et je n'ai absolument pas l'intention de me transformer ou de me rééduquer là-dessus.
Mais pourquoi, me direz-vous.?
Parce que, pour conjurer ma peur, j'ai un système totalement génial.: je m'octroie des "monuments plaisir".
Il faut bien admettre que seule ma peur extrême me permet de connaître ces monuments. C'est la loi des contrastes, si l'on veut.
C'est quoi au juste, un "monument plaisir".?
C'est une concentration de tout le contraire de ce qu'on attend de moi.
Ainsi, aujourd'hui :
– j'ai une sorte de boeuf bourguignon qui mijote dans le four, et mes papiers de boulot qui sentent l'oignon, la carotte et l'ail que j'ai épluchés à mains nues ce matin.
– J'ai mis "Les feux de l'amour" en arrière-plan. Indescriptiblement transgressif.
– Mes voisins sont rentrés tout à l'heure, et ils ont entendu la musique des Feux de l'amour, et ils ont senti l'odeur envoûtante et puissamment domestique du boeuf bourguignon. Je sais ce qu'ils ont pensé, et ça m'a plu.
– J'ai mangé les 100.g de lardons crus (bien gras) excédentaires pour ma recette, et j'ai mis un peu de gras sur mes papiers. Pas grave, ça couronne l'odeur d'oignon.
– Là-dessus, pour aiguiser le goût bien gras des lardons, je me suis servi un verre de vin blanc — totalement interdit en principe avant 18 ou 19 h car cela risque de sonner sinon l'arrêt, du moins le brusque ramollissement de ma journée de travail.
A 14 h légèrement passées, j'ai contemplé tout cela. Autrement dit, mon œuvre.
Mes voisins, mon four odorant, mon verre, la TV allumée.
J'ai éprouvé un moment de bonheur rare. Pendant encore une demi-heure, mon répondeur répondra à ma place si on m'appelle. Moi je savoure l'oisiveté lamentable, absolue, de ce moment extrême que j'ai eu la bonté de m'accorder alors que mon travail est LA chose urgente et intelligente à faire.
Le seul truc "normal" à l'heure où je vous parle c'est que je suis habillée normalement, que j'ai nettoyé la cage du lapin et que… eh oui, dans vingt ou trente minutes, je me remets au boulot.
Faudrait peut-être que je pense aussi à sortir m'aérer, c'est pas très sain tout ça.!
A + ;-)
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Re: Bonjour à tous !
Cette nuit j'ai très mal dormi. Depuis peu, j'ai recommencé la période noire : celle du boulot en retard, celle où je réalise que j'ai trop glandé et où je me mets à trembler en pleine nuit en me disant "mais je suis irresponsable, je suis foutue" tout cela pour bondir du lit à 4.heures du matin, la peur au ventre tellement j'ai peur de ne pas tenir les délais.
On ne se refait pas, j'ai la triste habitude de remettre au lendemain ce que je devrais (et pourrais) faire aujourd'hui. Et je n'ai absolument pas l'intention de me transformer ou de me rééduquer là-dessus.
Mais pourquoi, me direz-vous.?
Parce que, pour conjurer ma peur, j'ai un système totalement génial.: je m'octroie des "monuments plaisir".
Il faut bien admettre que seule ma peur extrême me permet de connaître ces monuments. C'est la loi des contrastes, si l'on veut.
C'est quoi au juste, un "monument plaisir".?
C'est une concentration de tout le contraire de ce qu'on attend de moi.
Ainsi, aujourd'hui :
– j'ai une sorte de boeuf bourguignon qui mijote dans le four, et mes papiers de boulot qui sentent l'oignon, la carotte et l'ail que j'ai épluchés à mains nues ce matin.
– J'ai mis "Les feux de l'amour" en arrière-plan. Indescriptiblement transgressif.
– Mes voisins sont rentrés tout à l'heure, et ils ont entendu la musique des Feux de l'amour, et ils ont senti l'odeur envoûtante et puissamment domestique du boeuf bourguignon. Je sais ce qu'ils ont pensé, et ça m'a plu.
– J'ai mangé les 100.g de lardons crus (bien gras) excédentaires pour ma recette, et j'ai mis un peu de gras sur mes papiers. Pas grave, ça couronne l'odeur d'oignon.
– Là-dessus, pour aiguiser le goût bien gras des lardons, je me suis servi un verre de vin blanc — totalement interdit en principe avant 18 ou 19 h car cela risque de sonner sinon l'arrêt, du moins le brusque ramollissement de ma journée de travail.
A 14 h légèrement passées, j'ai contemplé tout cela. Autrement dit, mon œuvre.
Mes voisins, mon four odorant, mon verre, la TV allumée.
J'ai éprouvé un moment de bonheur rare. Pendant encore une demi-heure, mon répondeur répondra à ma place si on m'appelle. Moi je savoure l'oisiveté lamentable, absolue, de ce moment extrême que j'ai eu la bonté de m'accorder alors que mon travail est LA chose urgente et intelligente à faire.
Le seul truc "normal" à l'heure où je vous parle c'est que je suis habillée normalement, que j'ai nettoyé la cage du lapin et que… eh oui, dans vingt ou trente minutes, je me remets au boulot.
Faudrait peut-être que je pense aussi à sortir m'aérer, c'est pas très sain tout ça.!
A + ;-)
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Par Caroline
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| 22/03/2005 15:00
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par Caroline, le Mardi 22 Mars 2005, 16:18
Aaaah tout à fait d'accord avec toi pour la déculpabilisation, Ester ! ;-)))Répondre à ce commentaire
Ah tiens, vraiment, toi aussi tu procrastines ? Ah là là, que de points communs.!







Commentaires
1 -par ester, le Mardi 22 Mars 2005, 15:52 Répondre à ce commentaire