Page principale -
S'identifier
- S'inscrire
- Contact
Quel bonheur, vos conseils ont sauvé mon basilic !
(Suite et heureuse conclusion du billet sur le basilic mourant.)
Dimanche, fin de soirée morose : vaisselle sale, désordre, et basilic en ruines.

Vous l'avez repéré dans tout ce foutoir, notre pauvre basilic ?

Le voilà. Pitoyable. En plus, l'ambiance de la cuisine, déjà pas gâtée par le désordre, n'est certainement pas arrangée par l'éclairage. Un de mes spots a claqué pendant le dîner :

Hum, atmosphère plutôt réjouissante, non ?

A tout hasard, je me suis dit que j'allais tenter le seul truc que j'avais encore la force de faire avant d'aller me coucher : le bassinage de la plante dans un bain d'eau fraîche (cf. photo ci-dessus). Idée directement issue des commentaires de Venezia, Tiuscha et Johniboo — sans oublier le coup de pouce d'Audrey du 13, avec l'anecdote qui convainc.
Pour le lendemain, si d'aventure il me restait un truc replantable, je prévoyais d'essayer un replantage comme suggéré notamment par Marie-Hélène, Venezia, Noémie, Aurélie, Elmaya et Eynia.
Je suis allée me coucher en traînant des pieds.
Le lendemain à 7 h 15, je me suis levée (en traînant des pieds encore plus).
J'ouvre la porte de la cuisine en pensant trouver le basilic mort (et pourquoi pas le lapin aussi, vu la forme olympique de tout le monde à la maison en ce moment.)
Quoi !!!!???

Il avait totalement repris sa forme initiale, j'ai vraiment cru halluciner.
Sans blague, quand on compare avec son apparence de la veille au soir, convenez qu'il y a de quoi rester estomaqué !
Super contente, j'étais.
Je suis vite allée le remettre à sa place devant la fenêtre du salon :

Et là, autre heureuse découverte végétale ! En inspectant mon modeste jardin potager (20 x 54 cm), planté d'un avocatier, d'un trèfle à quatre feuilles, d'une ciboulette clairsemée et d'un truc qui faisait obstinément la gueule jusqu'à présent, qu'aperçois-je ?
Une exquise cerise sur le gâteau. Mon fraisier miniature, que j'avais bêtement planté en avril juste avant de l'abandonner pour dix jours de vacances, et que j'arrosais avec obstination depuis mon retour pour me faire pardonner — mais sans plus guère d'espoir — me donnait enfin en ce lundi matin, au bout de sept longues semaines de bouderie, ceci, cette minuscule et adorable récompense :

Deux si bonnes nouvelles pour un si petit potager le même matin, vous vous rendez compte ?
(Après, j'ai flippé toute la journée en me demandant ce qui allait me tomber dessus pour ma peine. ;-))
Voilà !
Je tiens à vous adresser tous mes remerciements pour vos conseils. Sans vous, ce basilic ne serait plus. J'ai été vraiment très heureuse grâce à vous : je n'ai jamais eu une aussi jolie surprise en entrant dans la cuisine un lundi matin. J'aime tellement les plantes, ça m'a ensoleillé tout le paysage. Hélas, j'ai tardé à vous le dire parce que j'ai été à la bourre hier, plein de trucs urgents à faire (en particulier un truc compliqué et prenant qui s'épelle éventuellement en 7 lettres : g-l-a-n- d-e-r... ou même en beaucoup plus : r-e-g-a-r-d-e-r- l-e-s m-o-u-c-h-e-s- v-o-l-e-r, bref je vous jure, crevant !).
Trois petites dédicaces pour finir :
Une petite taloche à Patrick qui ne m'a été d'aucune aide.
Une aussi à Toto : j'avais bien précisé, mon petit Toto, que je n'avais pas arrosé les feuilles mais juste mouillé la terre, sous les feuilles, donc le soleil ne faisait rien craindre à la plante, ah là là, faut tout leur répéter !
Un vif encouragement à Stéphanie : peut-être un espoir de ton côté aussi pour la prochaine fois ?... L'exposition est la même chez toi et chez moi, alors je me dis que les causes sont peut-être identiques. En tout cas, si l'on suit les recommandations écrites sur le pot (arroser tous les trois ou quatre jours entre les deux pots), là maintenant c'est prouvé : c'est sûr qu'il crève ! En fait, le basilic, il lui faut de l'eau tous les jours, ainsi qu'il a souvent été dit dans les commentaires.
Encore un grand merci à tous pour votre aide, je viens de jeter un petit coup d'oeil à notre petit chéri, il se porte comme un charme : finalement, j'ai enlevé le pot extérieur et je l'ai carrément mis dans un récipient rempli d'eau à 4 ou 5 cm de hauteur, visiblement ça lui plaît. Je le rempoterai comme il faut dès que je serai d'humeur active. Mais de bonne humeur, ça, je le suis d'ores et déjà ! :-)
Retour à la page d'accueil
Répondre à cet article
Par Caroline
|
| 05/06/2007 17:08
| Lu 14067 fois
|
← 2 -
Re: ouf !
par
ciloubidouille, le Mardi 5 Juin 2007, 17:29
Ouiiiiiiiiiiiiinnnn, je ne peux même pas bassiner le mien qui a déjà été remporté dans mon bac à fleurs et qui périt pourtant comme un misérable... J'aurais adoré vivre la résurrection de mon Basilic comme toi !!!
Répondre à ce commentaire
← 3 -
Re: ouf !
par
ciloubidouille, le Mardi 5 Juin 2007, 17:30
Ah et je constate avec délice que le mois de juin promet d'être faste et prolixe en articles Miamesques...Sublime perspective !!!
Répondre à ce commentaire
4 -
par
Lucy, le Mardi 5 Juin 2007, 17:40
Je t'avais pas dit....
Ma bonne fée qui a fait que mon basilic reste beau, c'est Johniboo ^^
D'ailleurs, c'est quoi le masculin de fée ?
Ha toi les tomates basilic maintenant !!!
Miam !!!
Répondre à ce commentaire
5 -
par
venezia, le Mardi 5 Juin 2007, 17:42
je suis ravie de cette resurrection basilesque…
bassinage et rempotage sont les deux mamelles d'un basilic vigoureux…
Répondre à ce commentaire
6 -
par
mingoumango, le Mardi 5 Juin 2007, 17:48
Ca fait plaisir à voir ! Je lui souhaite une longue vie !
Répondre à ce commentaire
Je m'immisce un peu tard dans ce débat-silic. Faut-il préférer le basilic ligure à la basilique de Saint-Denis? Vaste question.
Petite remarque préliminaire: quand un de nos innombrables basilics se mêle de dépérir sous mes yeux, là je ne fais ni une ni deux : j'appelle résolument au secours ma compagne, la divine jardinière Andrea, qui accourt et le sauve rien qu'en le regardant tendrement. En tous cas, c'est l'impression que ca me donne. Comme quoi c'est bien la femme qui est la meilleure amie de l'homme. Et du basilic réunis.
Bref, en jardinage, je n'y connais rien. Mais en basilic en revanche, j'essaye de suivre...
A mon humble avis, ce basilic aux grandes feuilles tendres, juteuses et fragiles que la grande distribution nous fourgue à tour de bras est un dérivé affadi et amphétaminé du basilic ligure ou génois (AOC, s'il vous plaît) qui sert de base à ce pesto alla genovese dont nos enfants dopent leur spaghettis avec délectation. Le problème, c'est qu'il est quasiment impossible de trouver le vrai basilic ligure ailleurs qu'en Ligurie, reste donc cette copie géante.
Il est très bon à l'état frais, du moment, trouvé-je, que l'on déchire délicatement ses drapeaux à la main, ou avec une lame céramique. Le métal tue littéralement l'arôme volatil de la bête, alors pas de couteau, pas de mixer. Il est de fait idéal pour le pesto alla genovese, à condition de le faire au mortier, d'ailleurs en latin pestare veut dire écraser, et pas hacher. Alors bonjour la galère, les feuilles qui sautent partout, l'huile sur le plan de travail, les pignons qui s'enfuient, le parmesan qui résiste, toute la maison qui tremble et les voisins qui appellent la maréchaussée, la crampe au bras et les doigts gras coincés entre le manche toujours trop court du pilon et le marbre du mortier. Mais le résultat vaut le coup. Trois fois plus d'arôme qu'au mixer.
Passons sur les basilics rouges, noirs, dentelés et autres falbalas de pépiniéristes inventifs. Ils sont comme le grandes-feuilles, délicieux en pesto et parfaits sur la célèbre caprese (tomate-mozzarella) dont nous avons tous plus ou moins bourré notre progéniture. Et puis c'est zoli sur l'assiette.
A la cuisson, ces grands basilics facon feuilles d'épinard perdent à peu près tout. C'est juste de la verdure cuite. Et quand par miracle tu arrives à les faire sécher sans qu'ils pourrissent, côté arôme ensorcelant, le résultat ressemble à s'y méprendre à de la laitue lyophilisée.
Et le petites-feuilles alors? Ses feuilles sont non seulement petites, mais aussi dures et épaisses, presque comme une plante grasse. Ses tiges sont en vrai bois, comme les vrais arbres. Son arôme est beaucoup plus intensif, mais moins délicat que celui de son grand frère. Il sent bon, mais fort. A cru, il ne vaut pas tripette, et ses feuilles entières masquent de leur amertume poivrée le goût de la plus fruitée des tomates et de la plus fine des mozzarelle di buffala. Lui aussi déteste le métal affuté, mais de plus il résiste au mortier, et il anihile même les effluves de ce vieux parmesan 36 mois d'âge qui vous a coûté l'appeau des nouilles pour le susdit pesto alla genovese.
Mais alors à la cuisson, un rêve! Il parfume, il embaume, il exalte, il se love dans les arômes de votre gigot de sept heures, j'ai l'impression que plus il cuit, mieux il se porte. Il sèche tout seul comme un grand, et dans son joli pot en verre avec étiquette écrite à la main, il sent meilleur que frais, et il conserve son parfum tout l'hiver et plus longtemps encore.
Alors voilà, chère Caroline. Des basilics, il en faut au moins deux, c'est mon credo. Ou alors tu importes en contrebande du vrai basilic génois. Et tu m'en envoies une bouture...
Le basilic petites feuilles doit être le très connu manjerico des Portugais.
Ils le font pousser en pots, le taillent en boule.
Curieusement, ils ne le mangent pas. Ils se l'offrent en cadeau amoureux comme on offre du muguet porte-bonheur.
Ils disent même que l'on ne doit jamais renifler de près le bouquet, sous peine de mort subite. A vérifier. Caroline pourrait peut-être entreprendre des tests avec un échantillon de voisins.
Moi, je le mange avec bonheur.
Commentaires
1 - ouf !par Marie-Helene , le Mardi 5 Juin 2007, 17:17 Répondre à ce commentaire